RDC : Mise en garde du Chef de l’Etat contre le dérapage des ministres : La situation de la CVM est un cas d’école

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Le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a frappé du poing sur la table lors de la 100e réunion du Conseil des ministres de vendredi 10 octobre 2026, suite aux nombreux dérapages et autres manquements avérés aux règles établies constatés dans le chef des membres du gouvernement.

A ce sujet, le Chef de l’Etat a notamment évoqué les conflits récurrents entre les présidents des conseils d’administration et les membres des comités de gestion au sein des entreprises publiques.

Raison pour laquelle il a en rappelé aux Ministres ses instructions concernant la clarification des rôles et attributions des conseils d’administration et des comités de gestion.

Malheureusement, depuis le 21 juin 2024 que ces directives du Président de la République ont été formulées, il existe des Ministres qui ont décidé de passer outre celles-ci et de faire ce que bon leur semble.

Un cas d’école de manque de discipline institutionnelle et de clarification des responsabilités ainsi que de non respect des règles de gouvernance au sein des entreprises publiques, c’est ce qui s’est passé à la Compagnie des Voies Maritimes (CVM).

Pour rappel, dans cette entreprise publique, le Président du Conseil d’Administration, en complicité avec deux administrateurs, ont décidé de retirer le mandat de la Directrice Générale, sans en avoir la compétence. Ces gens l’ont fait au moment où la Directrice Générale purgeait une suspension administrative lui infligée par la Ministre du Portefeuille pour besoin d’audit de sa gestion.

Ce qui est grave ici, c’est le fait que la Ministre de tutelle, en lieu et place de se comporter en femme d’Etat, veut profiter de cette entorse à la loi pour révoquer un mandataire public nommé par ordonnance présidentielle sur la base d’un procès-verbal établi par le conseil d’administration.

Suspendue de ses fonctions pour raisons d’enquête administrative, trois mois sont largement dépassés, sans la directrice générale ne soit rétablie dans ses droits en reprenant son poste. D’autant aucun grief n’a été formellement porté contre elle et ni contre sa gestion.

Voilà un cas flagrant d’un Conseil d’Administration qui outrepasse ses attributions et d’une Ministre qui décide en toute illégalité, en violation du principe de parallèlisme de forme.

 » Tout dérapage avéré imputable à un membre du gouvernement ou à un membre d’un organe de direction entraînera une sanction disciplinaire exemplaire, conformément aux textes applicables. »

C’est ce que le Président de la République a prévu contre les fauteurs. Il ne reste qu’à la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka de jouer pleinement son rôle pour remettre de l’ordre à la CVM.

Le Tonnerre.

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